lundi 30 juillet 2012

Faire le deuil de ma grossesse idéale ...

Ma première grossesse était presque parfaite. Pendant la deuxième, rien ne s'est passé comme prévu. Je suis allée de désillusion en désillusion. A la fin j'avais le moral dans les chaussettes. Je vais vous raconter pourquoi.


En bonne nullipare que j'étais, lors de ma première grossesse, j'ai pris le temps. Et surtout j'avais le temps : de rêver, de profiter, de prendre soin de moi. J'ai vécu cette première expérience presque parfaitement. Je feuilletais des magazines de maternité. Je me reposais. Je rêvais à cet enfant à naître. Je n'avais pas de problème de santé, hormis les petits maux habituels. Bref, j'ai adoré être enceinte, sentir ce petit être grandir et bouger en moi. Ce fut une expérience incroyable, partagée avec un papa aux petits soins. C'est donc, des souvenirs et des rêves pleins la tête, que j'ai commencé ma seconde grossesse.


Au début, tout s'est bien passé. La joie d'attendre un deuxième enfant était bien là, mais dès l'annonce à nos proches, je me suis sentie un peu déçue. Au premier, c'était une surprise pour tout le monde. L'émotion avait été très forte. Cette fois, tout était différent : "félicitations mais on s'en doutait", "on en était sûrs"... Pas de surprise, pas de larmes, une émotion plus discrète ... J'avais l'impression d'annoncer à ma famille que je venais d'acheter un poisson rouge. J’exagère un peu, mais c'est ce que j'ai ressenti.

Très vite je me suis sentie fatiguée. Tout en étant enceinte, il fallait que je sois présente pour mon fils. A trois ans, il demandait encore beaucoup d'attention. Et bien souvent, je tirais un peu trop sur la corde. En puis je ne suis pas du genre à faire la sieste. Je n'arrive pas à dormir l'après-midi. C'était donc difficile de récupérer. Venaient s'ajouter à cela les journées de travail. Je me suis très vite sentie exténuée, surtout vers le sixième mois.

Ce qui m'a manqué également : du temps pour moi. Flâner dans les magasins pour préparer la chambre de bébé ? Presque impossible. Choisir des pyjamas de naissance ? Vite fait pendant les courses. Tout le temps que j'avais eu pour le premier : envolé ! Je prenais même plus la peine de rêver. J'étais trop ancrée dans mon quotidien.

A six mois de grossesse, je commençais à avoir le moral à zéro. J'étais tout simplement crevée ! Et autre frustration qui s'ajoutait au reste : je sentais moins bébé bouger. Non pas qu'il y avait un problème, simplement la demoiselle était presque toujours tournée vers l'intérieur. Le papa l'a sentie beaucoup plus tard que son grand frère. Je ne pouvais pas partager ces sensations avec lui, autant que la première fois. Ça me rendait  triste. J'essayais de me dire que je n'avais pas de raison de déprimer. Que tout allait bien. Le bébé grandissait bien. Pourtant le moral ne suivait pas. La fatigue y était pour beaucoup. Je pleurais plus souvent.

La cerise sur le gâteau ? Mon test d'assimilation du glucose était au-dessus de la normale. Le retour du diabète gestationnel ! Ce n'était pas une surprise, puisque j'en avais déjà eu pour mon premier. Je pensais simplement devoir faire attention, mais mon gynécologue m'a envoyé vers un diabétologue (et il avait raison !). Verdict : régime strict sans sucres rapides et tests de glycémie à faire moi-même plusieurs fois par jour. C'était vraiment contraignant. Je l'ai fait pour mon bébé, mais j'avoue que j'ai eu du mal au début à modifier tout mon régime alimentaire, et à me piquer le doigt pour le taux de sucre trois fois par jour. Mon moral à ce moment-là ? Il était au plus bas.

Comme vous le savez déjà, l'histoire s'est terminée de la façon suivante. J'étais plus que fatiguée, j'avais tiré énormément sur la corde, je suis tombée malade vers sept mois de grossesse (symptômes grippaux). Mon médecin peu conciliant m'a donné seulement deux jours d'arrêt (je lui en veux sur ce coup-là) et quatre jours après, à sept mois et une semaine de grossesse, j'accouchais de ma crevette.


Autant dire que la grossesse dont j'avais rêvée était à mille lieux de cela. Aujourd'hui encore je me sens frustrée, même si ce sentiment commence à s'estomper avec le temps. J'ai l'impression d'être passée complètement à côté de ma grossesse. Je profite à fond de ma puce, ce qui me permet d'oublier un peu. Pourtant je ressens encore un manque. J'ai du mal à faire le deuil de la grossesse idéale que j'avais imaginée, de celle que j'avais vécue pour mon premier. Et je vais vous confier quelque chose, depuis mon accouchement je ne rêve que d'une chose, retomber enceinte à nouveau pour retrouver ce qui m'a manqué. Rassurez-vous, ce n'est qu'une envie qui se cache dans un petit coin de mon esprit. Je ne compte pas faire un troisième enfant comme ça, sur un coup de tête. Je sais que ce ne serait que pour combler toute la frustration que j'ai accumulée depuis un an. J'espère juste qu'avec le temps, je saurai guérir de ce sentiment d'échec qui me poursuit. Rien que de l'écrire, je sens que cela me fait beaucoup de bien.




dimanche 29 juillet 2012

Coup de Coeur / Coup de Gueule #1

Tous les dimanches, Maman Plume nous propose de participer à sa rubrique coups de coeur / coups de gueule. Voici les miens !



Vendredi, j'ai découvert près de chez moi, un magasin collectif de vente directe de produits de la ferme. Il s'agit d'une boutique où des producteurs vendent directement leurs produits au consommateur. Moi qui cherchait à privilégier les produits locaux, je suis servie. On y trouve aussi bien des légumes et des fruits, que de la viande, des produits laitiers, des oeufs, de la farine, de la bière ou même du champagne (oui c'est local chez moi !). Les aliments sont bien sûr de saison. Ils ne parcourront pas des milliers de kilomètres avant de finir dans mon assiette. J'aime ! En plus, ce sont des produits frais de qualité, exactement ce que je recherchais ! J'y retournerai c'est sûr !



J'en ai marre du ménage qui s'accumule à la maison et du temps qui file à tout à allure. Certains jours, j'ai l'impression de ne jamais m'arrêter et j'ai envie de tout plaquer ! Mon salon s'est transformé en champ de bataille pour jouets. Ma salle de bain sert de placard aux outils de mon homme. Ma chambre est remplie de vêtements non repassés qui ne le seront probablement jamais. Mon entrée sert à entreposer ce qui ne trouve pas de place ailleurs. Ma maison n'est qu'un chantier. Et plus le bazar s'accumule, plus c'est dur de se mettre à ranger !

mardi 24 juillet 2012

La Marche des Bébés - Une crevette un peu trop pressée

La crevette est toujours là où on ne l'attend pas. Elle a fait une entrée fracassante dans nos vies à 7 mois et 1 semaine de grossesse. Autant dire que nous ne l'attendions pas si vite. Mais la demoiselle semblait pressée de faire notre connaissance. Cette histoire je vous l'ai racontée chez Chut ! Maman bavarde il y a 2 mois. Pour la (re)découvrir, c'est par ici

Tous les lundis, Maman bavarde laisse la parole à d'autres mamans qui nous racontent leur combat face à la prématurité. Les histoires sont toujours émouvantes et pleines d'espoir. On y découvre des loulou(te)s si fragiles, si petits et pourtant si forts. La prématurité est parfois annoncée, mais le plus souvent elle s'invite quand on ne s'y attend pas. Que la grossesse soit facile ou compliquée, voir son minuscule bout de chou hospitalisé est un choc pour les parents. On essaie de tenir le coup. On s'accroche. Parfois on craque.  



L'association PremUp organise le 14 octobre prochain la Marche des Bébés à Paris. Cet évènement est destiné à financer la recherche sur la grossesse et la prématurité. Chaque marcheur aura préalablement récolté un don d'un minimum de 150€ pour cette cause. Maman bavarde vous propose de soutenir avec elle la Marche des Bébés sur sa page de collecte http://marchedesbebes2012.alvarum.net/mamanbavarde

Pour plus d'informations sur cette mobilisation, visitez le site internet officiel : 
ou la page Facebook :



D'autre part, Maman bavarde recherche de nouveaux témoignages pour sa rubrique. N'hésitez pas à la contacter sur son blog, si vous souhaitez partager votre histoire avec ses lectrices.

N'hésitez pas à partager l'information pour que la Marche des Bébés rencontre encore cette année un succès mérité ! Merci d'avance !

dimanche 22 juillet 2012

La crevette se régale #1 - Ma première purée

Le moment tant attendu est arrivé ! La crevette te l'avais déjà confié dans son interview, elle s'impatientait à l'idée de varier ses menus. Et bien c'est chose faite ! Notre fine gourmette a dégusté sa première purée, à la carotte évidemment.

Pour son délicat palet, j'avais pris soin de choisir les plus belles carottes, bio bien sûr. C'est que Mademoiselle est difficile... Elle est exigeante sur la qualité des produits. ;)

Remarquez la couleur vibrante et chatoyante de la carotte !

J'ai également ressorti l'indispensable Babycook ! Qui séjournait depuis quelque temps au placard. Après un petit nettoyage en règle, le voici prêt à fonctionner.

On va lui dérouiller les articulations à cette vieille branche !

Et après quelques épluchages, coupages, rinçages ... les rondelles sont prêtes à cuire, non sans en avoir sacrifié 3 ou 4 au crapaud grignoteur !

Bye-bye les carottes ! Votre sacrifice ne sera pas vain...

J'ai de quoi préparer quelques petits pots d'avance, à congeler pour les prochaines fois. Même chez nounou, c'est toujours mieux de savourer les délicieuses purées maison de maman. 

Allez hop ! Au congél' et on ne discute pas !

La portion du jour est mise de côté jusqu'à ce qu'elle atteigne une température douce et idéale. Et voilà le travail ! La purée de Mademoiselle Crevette est prête ! 

Remarquez la cuillère assortie ...

La dégustation peut enfin commencer. Attention les papilles !

Faites aaaaaaahhh !

Voyons si le goût répond à mes attentes. Oui c'est pas mal !

Hmmm ... la texture est intéressante.

La crevette a goûté, savouré, tété la cuillère, avalé sans problème. Je prends ça pour une validation ! Je crois qu'elle a aimé. Pari gagné !!! Et bravo à notre goûteuse préférée qui entre dans le club très fermé des carottovores !

C'est aussi mon (grand) ptit bonheur de la semaine 


samedi 21 juillet 2012

Vacances en famille #2 : On a testé le bungalow en camping

Après un trajet en voiture un peu mouvementé, nous sommes enfin arrivés à destination !

Avec une crevette de 5 mois, nous voulions des vacances plutôt confort, mais qui puissent aussi convenir à un crapaud de 4 ans. Après un brainstorming avec l'homme, nous avons opté pour la chambre d'ami chez tata Gertrude le bungalow en camping ! 


Bienvenue au camping !

Les avantages qui nous ont parus évidents :
  • Le confort indispensable : salle d'eau et cuisine.
  • Les chambres séparées, pour un minimum d'intimité.
  • Sur place : Pizza à emporter, baguette/croissants/pains au chocolat le matin
  • La nature à portée de main.
  • L'espace aquatique avec piscine couverte et chauffée en cas de mauvais temps (indispensable cet été !)

Le crapaud a vite pris possession des lieux. Il a fait (très) rapidement le tour et s'est approprié sa chambre et son lit. "Maman ! Pourquoi il y a un autre lit dans ma chambre ? C'est qui qui va dormir avec moi ?" Le crapaud a le sens pratique ! "C'est pour un deuxième enfant. Mais ta soeur est trop petite et va dormir dans le séjour (c'est un bien grand mot pour désigner le petit espace à vivre) dans son lit parapluie."

Le crapaud a l'air minuscule ^^

Notre bungalow se découpait de la façon suivante :

- Le séjour multifonctions, également appelé cuisine, hall d'entrée, chambre de la crevette et pièce à vivre tous ensemble serrés, mais suffisant pour des vacances.
- La suite parentale, ou petit espace contenant un lit double et ... et pis c'est tout ! lol
- La chambre des enfants, avec deux lits : un pour le crapaud, un pour poser nos valises et nos affaires.
- La salle d'eau, son lavabo, sa douche et ses petites bêbêtes sauteuses vertes ! Oui, quand on laissait la fenêtre ouverte, de méchantes sympathiques sauterelles nous rendaient visite.
- La petite (oui tout est petit dans un bungalow) terrasse couverte, que nous n'avons pas utilisée à cause du temps.

Et bien au final, c'était parfait. L'espace était amplement suffisant. La journée nous nous baladions. Les pièces avaient beau être étroites, ça restait convivial.

 
Le crapaud au 1er plan avec ses brassards rouges et sa frite

Dans les bois au camping

Petite balade du soir

Les inconvénients, parce qu'ils y en avaient quand même : 

- L'étroitesse des lieux (tu l'avais déjà compris !) : l'homme s'est cogné plus d'une fois le pied, le coude ou la tête. 
- La proximité : avec les enfants et avec les voisins. Les murs sont fins et il ne vaut mieux pas s'amuser à parler fort, sous peine d'en faire profiter tout le monde. Les voisins ont d'ailleurs bien profité des pleurs de la crevette le soir.
- Les petites bêtes : le camping, c'est aussi la nature et donc de petits intrus inattendus dans la salle de bain par exemple. Non, je ne suis pas trop copine avec les insectes en général.

Mais bon, je chipote là. On y a passé une super semaine tous ensemble. La prochaine fois je vous raconte nos visites et nos balades ! A très vite !!!



jeudi 19 juillet 2012

Instants de douceur #3 - Une berceuse

J'ai vécu un bel instant de douceur avec ma crevette dernièrement. Je le partage avec vous ?


Je l'avais assise sur moi et je sentais que la puce s'énervait. Elle gigotait dans tous les sens et commençait à râler. J'ai alors pris ma plus belle voix pour lui chanter une douce berceuse. Ses yeux se sont fixés dans les miens. Nos regards se sont soudés. Et nous sommes restées ensemble, nos coeurs à l'unisson, le temps d'une chanson. Une mélodie et des paroles improvisées.

Et puis là, au moment où j'écris ce billet, instant magique, j'ai la crevette sur moi. Je commence à chantonner, nos regards se croisent à nouveau, et l'histoire se répète. C'est juste tellement beau. J'en ai les larmes aux yeux. 

Les instants de douceur se poursuivent tous les vendredis chez P'tite Fée. La mélodie que j'ai chantée à ma puce aujourd'hui vient d'ici ...

mardi 17 juillet 2012

Depuis que je suis maman ...



Depuis que je suis maman,

Je cours, je cherche, je range, j'avance, je recule,

Je ris, je pleure, j'aime, je console, je bisoute, je câline,

J'ai envie de crier, de hurler, de tout laisser tomber,

J'enrage, je m'énerve, je perds patience,

Je me fâche, je pardonne, j'embrasse,


Je regarde, j'observe, j'admire, 

Je guide, j'éduque, je conseille,

Je découvre, je tâtonne, j'apprends, 

On me questionne, je réponds,

J'échange, je raconte, j'imagine des histoires,


Je rêve, j'attends, j'espère, 

Je prévois, je m'organise, je prépare,

Je pense, pense, pense et réfléchis,

J'agis, je prends les choses en main,

Je laisse faire, je me repose, je fais confiance,


Je mène ma vie à 100 à l'heure,
Je suis maman.


lundi 16 juillet 2012

Vacances en famille #1 - C'est le départ ! En voiture !

Les valises sont prêtes, le coffre est plein : bagages, poussette, lit parapluie, matelas pliant, ... Je crois que tout y est ! Et nous voilà partis pour 4h de route (en théorie) avec deux enfants (4 ans pour le grand et 5 mois pour la crevette). C'est l'heure du départ en vacances !

La crevette a tout de suite plongé dans le sommeil. L'avantage, à cet âge, c'est que la voiture est un vrai somnifère. A peine, avions-nous fait quelques kilomètres que la demoiselle ronflait.

Pour le crapaud, c'est une autre histoire ! Comme nous sommes des parents prévoyants, nous avions sorti notre arme ultime : le lecteur DVD portable !!! Parents indignes me direz-vous ? Non, parents malins. La première heure du parcours s'est déroulée sans accroc.

Une heure après le départ, premier arrêt ! Il est l'heure de manger. Biberon oblige, la pause va durer quasiment une heure. Il faut aussi rassasier le chauffeur (mon homme !), sa copilote (moi !) et un crapaud surexcité ! Bah oui, c'est les vacances et c'est trop bien ! Un tour aux toilettes et c'est reparti !

Il nous reste encore 3h de route. Le lecteur DVD est arrêté. Si tout va bien, les enfants devraient dormir le reste du trajet. En théorie ...

Nous roulons depuis 20 ou 30min, quand le crapaud commence à se plaindre...
Oh non, il ne demande pas si nous sommes bientôt arrivés ou s'il peut regarder un dessin animé. Non ! Le crapaud a une urgence, du genre qui ne peut pas attendre et qui risque de pourrir le siège auto et l'air pur de la voiture ... Gloups ! Et bien sûr, nous venons de quitter l'autoroute, nous sommes sur une rocade autour d'une ville, sans aire d'arrêt.

Je suis obligée de le calmer, de lui dire que nous y sommes presque, que papa ne peut pas s'arrêter là, qu'il faut qu'il attende un peu ... Le crapaud pleure. Il dit qu'il ne va pas tenir ! On se regarde avec mon homme en grimaçant ... J'essaie de le coacher : "Regarde le panneau là. Ça veut dire qu'on va bientôt pouvoir aller aux toilettes. Tiens bon ! Oh un avion ! Oh un camion rouge !" Remarquez comme j'utilise les plus grands stratagèmes pour détourner son attention !


Enfin, l'aire de repos se profile à l'horizon, telle une terre promise pour le crapaud ... Nous nous arrêtons enfin, pour qu'il puisse faire sa petite affaire. Ouf ! Nous pouvons repartir, la voiture et le pantalon du crapaud sont sains et saufs. C'est gagné ...

... ou presque ... 
... 20 min plus tard ... on prend les mêmes et on recommence ...
... envie pressante ... larmes ... 
... paroles rassurantes de maman ... papa crispé sur le volant ... 
... terre promise en vue ... soulagement pour tout le monde ...

Non mais on va réussir à terminer notre voyage ou pas ??? C'est que le crapaud a des petits soucis. Il a mal au ventre. Mouais ... 

Finalement, il s'agissait de la dernière alerte. Les deux petits monstres dorment pendant la fin du trajet. Nous réussissons à nous perdre avec le GPS, histoire de ne pas arriver trop vite au camping. Ça aurait été trop beau ... Une histoire de mauvaises coordonnées. Bref, nous tournons un certain temps dans des chemins isolés. Puis, grâce à un aimable autochtone, nous atteignons ENFIN notre destination !

Bilan : 6h de route (au lieu de 4h). Et on a failli y laisser un siège auto, mais l'honneur est sauf. Après tout, c'est les vacances !!! Youpi !!! 

samedi 7 juillet 2012

C'est le départ ! C'est les vacances !

Ça y est ! C'est aujourd'hui que nous partons ! Direction Blois et les châteaux de la Loire. 

Nous avons réservé un "cottage" dans un camping. Avec la crevette, il nous faut un minimum de confort : frigo, cuisine, petite salle d'eau. Nous allons pouvoir nous détendre en famille ! 

Classe hein ???

Le camping est à proximité de Chambord et de Blois. Le crapaud va adorer visiter des châteaux ! Et le camping possède un espace aquatique avec pataugeoire et piscine couverte. Ça tombe bien, la météo annonce de la pluie pour la semaine qui vient. Si le temps est pluvieux, nous aurons toujours une solution de repli. 

J'espère que la crevette va bien s'adapter à son nouvel environnement et qu'elle s’accommodera aux balades et aux visites. Nous avons aussi choisi cette destination, qui se trouve à seulement 4h de route de chez nous, car nous ne voulions pas faire un trop long trajet avec les enfants.

Je vous raconterai toutes nos aventures à mon retour !

Bon weekend à tous et à très bientôt !!!!!


jeudi 5 juillet 2012

Je suis écoeurée ...

Ce matin, mon village s'est réveillé souillé et meurtri. Plusieurs maisons ont été taguées de croix gammées et de messages prônant une idéologie de haine. De nombreux pneus ont été crevés. Et tout ça pour quoi ? Pour blesser, choquer, revendiquer.

Il y a un an, ce village célébrait la réconciliation franco-allemande. Il y a un an, ce village célébrait la paix. Ces messages de haine n'ont pas leur place ici. Les habitants n'ont pas mérité cela.

Aujourd'hui, je suis triste ... Je suis écoeurée ...

mardi 3 juillet 2012

Le jour où nous avons décidé d'avoir un bébé


C'est une décision qui se mûrit, une décision que l'on prend à deux. Décider de faire un enfant, c'est choisir de bouleverser sa vie à jamais. C'est créer sa famille. C'est le plus grand pas en avant que nous ayons fait. Quand nous nous sommes lancés dans cette aventure, nous n'avions aucune idée de l'amour que nous éprouverions, des inquiétudes que nous connaîtrions, nous n'avions que des espérances.


C'était il y a presque 5 ans. Mon homme et moi avons toujours su que nous voudrions un jour des enfants. Lui en a ressenti l'envie un peu plus tôt que moi. Nous attendions d'être prêts. Quand nous nous sommes rencontrés, nous n'avions que 22 ans. Et puis, le temps passant, j'ai terminé mes études, nous avons emménagé ensemble et quelques mois plus tard, je trouvais mon premier emploi. Il s'agissait d'un CDD d'un an renouvelable. Mon homme, lui, avait un emploi fixe depuis plusieurs années.

L'idée d'avoir un bébé nous trottait déjà dans la tête depuis quelques mois. Nous voulions attendre d'avoir une situation stable avant de nous lancer. Et un jour, je ne sais plus très bien pourquoi, l'idée s'est précisée. Je terminais ma plaquette de pilules le soir même. Je lui ai dit : "Si je l'arrêtais ? J'en ai envie, et toi ?" Il en avait envie lui aussi. Nous avons pris ce jour-là une des plus grandes décisions de notre vie : concevoir un enfant. Le pari était risqué pour moi, je ne travaillais que depuis 3 mois, j'étais en CDD ... Mais l'envie a été plus forte que tout. Notre esprit a envoyé balader toutes nos appréhensions. Si je perdais mon emploi, nous ferions avec ! Et voilà comment tout à commencé. J'aime dire que nous nous sommes décidés sur un coup de tête !

Une partie de moi avait peur, et l'autre était toute excitée. Je me disais aussi que ça pourrait ne pas marcher, que nous allions essayer et que nous verrions bien. Au bout d'une semaine ou un peu plus, j'ai commencé à ressentir des signes : la poitrine qui tire, des ballonnements dans le bas-ventre ... Mais était-ce vraiment ça ou simplement moi qui m'emballait ? Le moment venu, à la date prévue de retour de règles, je suis allée acheter un test de grossesse en pharmacie. J'ai fait le test seule, un matin, mon homme était au travail. Il était au courant et attendait de savoir. Et là, le 2ème trait rose est apparu, mon coeur s'est emballé ... Alors ça y est ... Si rapidement ... Je suis enceinte ... Je vais avoir un bébé ! Je tremblais presque. J'avais peur, j'étais heureuse ! Tous ces sentiments se bousculaient en moi. Je ne pensais réellement pas que ça fonctionnerait si vite. J'allais être maman... Je ne pouvais pas attendre, je l'ai aussitôt annoncé à mon homme par téléphone. Il n'est pas très expansif, mais je sais qu'il était heureux lui aussi. 

C'était le début d'une magnifique aventure ...




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